Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, I.djvu/277

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CALCHAS.

  On les comptera par cent mille,
  Si vous ne vous décidez pas
  À nous tirer tous d’embarras.

(Ménélas passe à gauche.)

AGAMEMNON.

  Allons, çà, dépêchez… ça presse…
  Regardez l’état de la Grèce.

I

  C’est une immense bacchanale,
  Et Vénus, Vénus Astarté
  Anime la ronde infernale…
  Tout est plaisir et volupté !
  Vertu, devoir, honneur, morale,
  Par le flot tout est emporté !…

(Il parle bas à l’oreille de Ménélas.)

       Tu comprends
  Qu’ça n’peut pas durer plus longtemps.

II

  Au lieu de mimer la pyrrhique,
  Qu’autrefois on nous enseigna,
  Danse noble, danse classique,
  En tous lieux maintenant voilà
  Qu’on danse une chose excentrique
  Et sans nom, qui ressemble à ça…

(Il danse un pas échevelé.)

       Tu comprends
  Qu’ça n’peut pas durer plus longtemps.

ENSEMBLE.

CALCHAS et AGAMEMNON.

       Tu comprends
  Qu’ça n’peut pas durer plus longtemps.


MÉNÉLAS.

       Je comprends
  Qu’ça n’peut pas durer plus longtemps.

(Ménélas revient au milieu.)

CALCHAS.

Allons, immolez-vous !