Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, IV.djvu/312

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



GABRIELLE.

Je ne demande pas mieux.


GARDEFEU.

Et puis, si vous voulez, pour que ce soit tout à fait drôle… au lieu de garder vos noms, vous prendrez ceux de vos clients et clientes… Mais, j’y pense, une table d’hôte !… il n’y a pas de table d’hôte sans major ! Il me faudrait absolument un major ! (A Frick.) Vous rappelez-vous celui dont je vous ai procuré la pratique ?


FRICK.

Parfaitement ! Il ne m’a pas payé… je l’ai fait saisir, et j’ai fini par en tirer une vieille redingote à brandebourgs.


GARDEFEU.

C’est tout ce qu’il faut. Ce soir, vous mettrez cette redingote, et vous serez le major Édouard.


FRICK.

Le major… mais je ne saurai pas faire le major !…


GARDEFEU.

Bah ! une fois que vous aurez la redingote… et les brandebourgs, surtout !… Il me faudrait aussi la veuve d’un colonel.


GABRIELLE.

J’en connais une, et, si vous voulez, je me chargerai du rôle.


GARDEFEU.

Voilà qui est entendu alors… vous serez le major… vous serez, vous, la veuve du colonel. À sept heures, revenez !…


FRICK et GABRIELLE.

À sept heures !

(Frick et Gabrielle sortent.)