Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, IV.djvu/339

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Scène III

BOBINET, puis GARDEFEU.


BOBINET.

Allez, mes amis, allez !

Entre Gardefeu.


GARDEFEU.

Bonjour, cher.


BOBINET.

Eh bien, ta baronne ?…


GARDEFEU.

Elle est aux Italiens sans son mari, et à minuit elle rentrera, seule, chez moi.


BOBINET.

Et tes affaires, comment marchent-elles ?


GARDEFEU.

Tu vas en juger… Ce matin, elle me dit : « Venez me prendre, à trois heures, avec une voiture… » Je fais atteler ma calèche, et à trois heures, j’arrive… La baronne paraît… avec son mari. J’aurais préféré que le mari n’y fût pas… Enfin… Ils s’installent et me disent de monter… je veux monter dans la voiture… « Eh bien ! qu’est-ce que c’est ? me dit fièrement le baron… Montez à côté du cocher… et menez-nous au bois de Boulogne… autour du lac !… » Au bois de Boulogne… autour du lac… à côté de mon cocher !… J’essaie de faire entendre à ce baron que maintenant l’usage du grand monde est d’aller se promener au bois de Vincennes… Il est très bien, le bois de Vincennes…


BOBINET.

On y voit des artilleurs…