Page:Meillet - Esquisse d'une grammaire comparée de l'arménien classique (1936).djvu/18

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hypothèses de l’illustre savant norvégien ont paru ou inexactes ou trop douteuses pour être reproduites. Sur quelques points, les théories qu’on trouvera ci-dessous différent de celles de Hübschmann ; on verra les raisons de ces divergences dans les articles qu’a publiés l’auteur du présent livre dans les Mémoires de la Société de Linguistique de Paris (vol. VII et suiv.) et dans le Banasēr dirigé par M. Basmadjian ; et dans les mémoires de M. Holger Pedersen, principalement : K. Z. (Zeitschrift für vergleichende Sprachforschung) : Bd. XXXVIII (1902): Zur armenischen Sprachgeschichte, p. 194—240 ; Bd. XXXIX (1904): Armenisch und die Nachbarsprachen, p. 334-485. À la page XVII du Ier volume de son Armenische Grammatik, H. Hübschmann signalait de plus des travaux importants de Fr. Müller et surtout de Bartholomae. Il y faut ajouter divers articles des Sprachwissenschaftliche Abhandlungen, qui étaient dirigées par Lucas von Patrubány (Budapest), principalement celui de Hübschmann sur la Chronologie der armenischen Vokalgesetze (vol. I, p. 129 et suiv.) et celui de Osthoff, Zur armenischen Laut- und Wortforschung (vol. II, p. 49 et suiv.) ; les articles de M. Grammont sur la phonétique arménienne (M. S. L. XX, p. 213-259), de M. H. Pedersen, art. Armenier du Reallexikon der Vorgeschichte, dirigé par M. Ebert. En outre, sur l’étymologie, les travaux de M. Evald Lidén, Armenische Studien, 1906, et Armeniaca (Göteborgs Högskolas Årsskrift XXXIX, 1933, p. 41-56) ; sur la syntaxe, A. Meillet, Recherches sur la syntaxe comparée de l’arménien (M. S. L. X, XI, XII, XVI).

La Zeitschrift für armenische Philologie, dirigée par Finck, dont le premier volume a paru à Marburg en 1901, faisait une part importante à la linguistique. La Revue des études arméniennes, Paris 1920 et suiv., signale tout ce qui intéresse la linguistique arménienne et publie entre autres des articles de linguistique. L’arménien occupe d’ailleurs sa place dans les divers travaux publiés sur la grammaire comparée, notamment dans les Etymologische Parerga de Osthoff (Leipzig 1901) ; il figure au même titre que le sanskrit ou le grec dans le grand Grundriß der vergleichenden Grammatik de K. Brugmann (Strasbourg, 2me édition, 1897—1916), mais n’est pas considéré dans la syntaxe que Delbrück a jointe au même