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CHAPITRE II.

LE BIEN ET LE MAL


L’existence de Dieu étant établie, il en résulte nécessairement pour nous l’obligation d’une obéissance filiale envers Celui qui est le « Maître de nos destinées » et qui aime ses créatures « comme un père aime ses enfants ».

Les lois qu’il nous a données n’ont d’autre but que notre bonheur. Elles sont, en effet, pour celui qui les observe, une véritable discipline morale, du berceau jusqu’à la tombe, car elles doublent notre existence par la poésie qui s’y rattache, et nous maintiennent dans le bon chemin, quelles que soient les tentations ou les difficultés que nous puissions rencontrer sur notre route.

L’Histoire est là pour nous prouver que, aussi longtemps que le peuple d’Israël a suivi les commandements de Dieu, il a vécu heureux, mais qu’il a été en butte aux épreuves les plus épouvantables dès qu’il a abandonné les préceptes contenus dans la Tora. « Vois, je mets devant toi, dit Moïse, la Vie et le Bien, la Mort et le Mal, choisis le Bien ! »[1]

Ce serait une grave erreur, cependant, de croire que Dieu soit — comme ont voulu certains théologiens — un Dieu vindicatif, une sorte de Jupiter aimant à lancer ses foudres contre les faibles mortels ! Au

  1. Deutéronome, XXX, 15.