Page:Meiss - Considérations sur le Judaïsme, 1908.djvu/8

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problèmes de la plus haute importance — doit, à notre avis, être la suivante : celle de n’aborder aucune question sans la plus entière bonne foi. Si nous voulons que nos élèves, une fois arrivés à l’âge du raisonnement, ne nous fassent pas le reproche de leur avoir présenté des fables, en place de l’Histoire ; si nous voulons qu’ils fassent honneur au Judaïsme et ne parlent pas, avec un désespérant haussement d’épaules, de ses conceptions philosophiques et morales, il faut avoir le courage de leur offrir la vérité, de face et non de profil !

Nous avons l’intime conviction que si le Juif moderne étudie notre Histoire où se révèle, à chaque page, l’intervention divine, il restera bon Juif, et constatera avec bonheur que nos sublimes doctrines sont loin d’être en désaccord avec les données de la Science !

La seule manière de faire aimer le Judaïsme, c’est de le faire connaître.

« Ignoti nulla cupido ».


HONEL MEISS,
grand-rabbin.


Marseille, Juillet 1908.