Page:Mendès - Philoméla, 1863.djvu/224

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pantéleia


Je suis plus fort que lui, je suis plus vite qu’eux,
Et moi seul je pourrai vous donner la caresse
De l’enveloppement humide et tortueux ! »

Un doux myosotis, près de l’enchanteresse,
S’éteignait sur le sol de brins verts chevelu :
« Pantéleïa, je meurs, ton poids divin m’oppresse ;

Peut-être, pâlissant déjà, s’il avait plu,
J’aurais pu vivre encor jusqu’à la nuit prochaine ;
Mais je meurs près de vous ainsi que j’ai voulu ! »

Sur les pics où le rude aquilon se déchaîne
Et fait mugir l’écho dans la sublimité
Des sphères, s’éleva la forte voix du chêne :