Page:Mercœur - Œuvres complètes, III, 1843.djvu/216

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


donnant du cor, qu’un arrivant réclamait passage sur le pont levis, abri sous le toit et siège à la table, les échos eussent souvent répété l’annonce retentissante ; car il était rare qu’il ne se présentât pas tous les jours grande et nombreuse compagnie. Cependant ces dames, par extraordinaire, avaient été seules le matin ; mais, avant le dîner, il arriva successivement au château plusieurs personnes des environs.

Roger fut retenu. Le repas fut animé, gai sans bruit, spirituel sans malice. Madame de Gervin, dans le catalogue des qualités de celui qu’elle cautionnait, n’avait pas oublié la délicieuse voix dont les sons avaient si bien éveillé la jalousie du pauvre Arthur. On fit de la musique, et l’harmonieux chanteur fut, comme on s’en doute, applaudi par des bravos d’extase. Le parc fut exploré. La journée passa vite, la nuit vint, on se sépara… c’était dommage.

— Je l’aurais parié ! s’écriait au retour la tête du lieutenant.