Page:Mercure de France, t. 77, n° 278, 16 janvier 1909.djvu/117

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RRVUK DE LA QUINZAINE 3og parurent jadis dans le Voltaire. Elles offrent, nous dit l’auteur, cette particularité bizarre, d ’avoir été publiéesdans ce journal, « à la place même où Emile Zola défendait, quelques années auparavant, ses théories naturalistes ». C ’est un document d’histoire littéraire, où se trouvent glissées quelques inexactitudes d’interprétation. M . Belot est injuste pour Mallarmé, qui n’a pas, dit-il, « donné même les pré­ misses d’une œuvre, qu’il promit pendant longtemps ». M . Belot n’ est pas un historien impartial : il critique au lieu d’exposer les faits ; il dit : « Le grand tort des décadents fut de préconiser l’exas­ pération nerveuse, la sensualité mystique,l’hallucination évocatrice», etc. Besogne vaine de vouloir réparer les erreurs du passé : acceptons- le tel qu’il fut, en admirant ce qu’il nous apporta de nouveau ou de curieux. Il me semble que l’on donne, dans ce petit volume, une bien grandeimportance au groupe symboliste instrumentiste ou d’instru­ mentation verbale. Quant an symbolisme en général, voici le juge­ ment définitif qu’en donne M. Belot :« A u point de vue de l’évolution générale de la pensée, il n’avait rien produit et ne pouvait rien pro­ duire. Il fut un avortement total. » I A propos de mon compte-rendu de son livre : A rticles de Paris, M. Georges Normandy me demande de faire savoir aux lec­ teurs du Mercure qu’il n’a pas l’habitude de rédiger lui-même la « prière d’insérer » de ses volumes. Il eût mis plus de discrétion à lonanger son propre ouvrage. Cette critique toute faite qu’est le 9. prière d’insérer » n’a que cette utilité de venir en aido aux critiques ignorants ou paresseux ; mais par son ton de réclame indé­ cente, cette sorte de critique a perdu toute espèce de valeur et per- sonue ne s’y laisse plus prendre. Ce sont les éditeurs qui ont eux- mêmes faussé ce mode de réclame, qui pouvait avoir son utilité au point de vue commercial, en proclamant que chaque volume sorti de leur maison était le chef-d ’œuvre attendu. JEAN DF. GOURMONT. HISTOIRE Paol Bosq : Souvenirs de CAssemblée Nationale, 1871-1875 ; Plon-Nourrit, 7fr. 5o. — De Marcèrc : Histoire de la République, de 1876 à 187g, première partie, Plon-Nourrit, 3fr. 5o. — L. Dimier : Les Préjugésennemisde rHistoire de France, a volumes; NouvelleLibrairieNationale. 7 fr. — Comte deChambord, Comte de Paris, Duc d’Orléan» : La Monarchie Française, lettres et documents politiques, avec une préface du Duc d’Orléans; Nouvelle Librairie Nationale. Souvenirs del’Assemblée Nationale, par Paul Bosq. M. Paul Bosq est un journaliste parlementaire fort spirituel, dont nous nous souvenons d’avoir lu, dans le Figaro notamment, de bien