Page:Michel Corday - Les Hauts Fourneaux, 1922.djvu/120

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Ganville, 28 août 1915.

Des invités nous apportent de Paris la nouvelle d’une prochaine offensive, vers la mi-septembre. On ne doit pousser l’attaque que deux jours, quatre jours au plus, afin d’éviter le retour des hécatombes d’Artois, où cent mille soldats ont été mis hors de combat. Au Grand Quartier, on dissimule une confiance pourtant certaine. N’a-t-on pas fait demander au Ravitaillement du blé pour les régions qui vont être libérées ?

Ganville, 5 septembre 1915.

Chaque journal arbore un critique militaire qui, du haut de ses colonnes, sonde l’horizon stratégique. Beaucoup n’étaient pas spécialement désignés pour cette besogne. Mais la fonction crée l’organe. Tous sont farouchement résolus à montrer les événements sous un jour heureux. Persuadés que les Russes écraseraient l’ennemi dès le début de la guerre, l’un d’eux baptisa la