Page:Michel Corday - Les Hauts Fourneaux, 1922.djvu/240

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


des rapports internationaux est encore repoussée par 1.800 voix contre 1.000. Mais la majorité exprime le vœu que le gouvernement fasse connaître ses buts de guerre… Cette prétention déchaîne la colère indignée de la grande presse.

Fontainebleau, 9 août 1916.

René est ici comme élève-aspirant. Je veux oublier que ce stage l’achemine vers le front et me souvenir seulement qu’il nous rapproche. Spontanément, René m’a proposé de m’installer ici pendant quelques semaines. Sans doute a-t-il voulu adoucir ainsi le chagrin que j’ai de son engagement. Mon cher petit… Combien je lui suis reconnaissante de son attention… De moi-même, jamais je n’aurais osé m’imposer à lui. Ah ! Je ne me suis pas fait prier. Ganville se passera de moi. Pierre aussi. D’ailleurs, toujours en route, il n’y fait que de courts séjours. Et, chaque fois qu’il s’y posera, n’y retrouvera-t-il pas une famille, le clan des Foucard, des Delaplane et des Butat ?

Je ne vois guère René que le soir. Ici, bien que la moindre promenade soit un enchante-