Page:Michelet - OC, La Montagne, L’Insecte.djvu/250

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INTRODUCTION
I.

Nous avons suivi l’oiseau dans les libertés du vol, de l’espace et de la lumière ; mais la terre que nous quittions ne nous quittait pas. Les mélodies du monde ailé ne nous empêchaient pas d’entendre le murmure d’un monde infini de ténèbres et de silence, qui n’a pas les langues de l’homme, mais s’exprime énergiquement par une foule de langues muettes.

Réclamation universelle qui nous arrive à la fois de toute la nature, du fond de la terre et des eaux, du sein de toutes les plantes, de l’air même que nous respirons.

Réclamation éloquente des arts ingénieux de l’insecte, de ses énergies d’amour si vivement manifestées par ses ailes et ses couleurs, par la scintillation brillante dont il illumine nos nuits.