Page:Michelet - OC, Les Femmes de la Révolution, Les Soldats de la Révolution.djvu/452

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
450
LES SOLDATS DE LA RÉVOLUTION

VII


L’Italie est véritablement le pays de la beauté. Cela apparaît dans toute son histoire ; nulle part plus que dans l’histoire de ces deux années. La révolution italienne, admirablement belle dans ses accidents héroïques, l’a été plus encore dans sa forme et dans son progrès général. Et comme la beauté, dans les œuvres de Dieu, n’est qu’un signe de l’excellence, la révolution la plus belle est aussi la plus instructive, la plus salutaire leçon, et pour l’Italie et pour le monde.

Je m’explique. Cette révolution de deux ans semble construite habilement comme un ouvrage d’art, un grand drame tragique, ou, si l’on veut, une initiation sainte, et bien ménagée par Dieu même.

Elle commence aux deux pôles extérieurs de l’Italie, à l’Etna et aux Alpes. La royauté barbare de l’Autrichien en Lombardie, celle du Napolitain, gendre