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LES SOLDATS DE LA RÉVOLUTION

je m’efforcerai de m’en faire à l’avenir par une reconnaissance qui ne s’effacera jamais de mon souvenir.

« Salut et profonde estime.

« Le citoyen La Tour d'Auvergne Corret,
« Ancien commandant des grenadiers.»


II


LES GÉNÉRAUX DE LA RÉPUBLIQUE.

Voici, sur l’origine des généraux de la Révolution, quelques notes instructives

Hoche était fils d’un employé au chenil du roi ; Marceau, fils d’un greffier de Chartres ; Kléber, fils d’un terrassier ; Augereau, fils d’un maçon et d’une fruitière. Hullin avait été apprenti horloger.

Presque tous les généraux de la Révolution et de l’Empire partirent de l’ancienne armée. Jourdan, Joubert, Kléber, en étaient sortis comme d’une impasse. Masséna était sous-officier dans le royal italien ; Soult, sous-officier au régiment du roi ; Ney, maréchal des logis aux hussards ; Murat, sous-officier dans la garde constitutionnelle du roi ; Augereau, cavalier aux carabiniers ; Oudinot, soldat au régiment du Médoc ; Victor, sous-officier d’artillerie ; Lefebvre, sergent aux Gardes-françaises Moncey, Davout, Macdonald, Kellermann, Marmont, Clarke, Sérurier, Pérignon, étaient sous-lieutenants dans l’ancienne armée. La Révolution trouva Bernadotte sergent ; Hoche, caporal ; Marceau, sergent.

En 89, Marceau et Joubert avaient vingt ans ; Hoche, vingt et un ans ; Jourdan, vingt-sept ans ; Augereau trente-deux ans ; Kléber, trente-sept ans.


III


HOCHE.
La correspondance de Hoche.

Hoche, dans son infatigable activité, écrivait beaucoup, et pour ses amis et pour lui-même ; il ne nous reste malheureu-