Page:Mickiewicz - Les Slaves, tome 1.djvu/159

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L’histoire de la Pologne, ses champs fertiles, ses forêts touffues, ses hommes à la stature élevée, ses troupeaux nombreux, tout cela est pour lui la patrie ; il parle de toutes ces choses avec amour et avec orgueil, comme un Polonais enflammé d’enthousiasme pour son pays. Il n’y a aucune ressemblance entre lui et Nestor, qui raconte froidement les choses qu’il ne sait que par ouï-dire ; on pourrait le comparer plutôt à quelques uns de ces poëtes occidentaux qu’on nomme troubadours ou minnesingers.