Page:Millanvoye — Anthologie des poètes de Montmartre, éd7.djvu/173

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<poem> Est-ce Grœtchen la Vierge équivoque Le Lys qui prend des poses d’estampe Pour aguicher le Faust qu’on estampe Par les malheurs d’antan qu’on évoque ?

Préférez-vous ce cavalier seul Qui s’auréole avec ses jupons Et dont les pas fringants et fripons Ont des ardeurs de jeune épagneul ?

Est-ce la femme monumentale Qu’un satin noir avantage et sangle Et dont la taille épaisse s’étrangle Pour qu’au-dessus la gorge s’étale ?

Est-ce la maigre au lascif regard ; — Le pire alors sera le meilleur — Qui dans sa jupe, ô combien tailleur ! Drape son torse avec un tel art ?

Ou le produit très Boticellesque Des ateliers préraphaélistes Qui lasse enfin de ses symbolistes, Cherche à lâcher la dèche et la fresque ?

Est-ce, frimousse, à la Pompadour La fleur de nuit aux éclats leurrants, Qui s’ouvre aux lustres des restaurants Pour se faner au lever du jour ?