Page:Mirbeau - Les Écrivains (première série).djvu/192

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Tous ceux qui « écrivent dans les journaux » et ailleurs, commettent journellement des erreurs. J’en ai commis, ainsi que tout le monde, le diable sait combien. Il ne m’en coûte pas de l’avouer, bien que mon cas s’aggrave d’un fait assez ridicule : que j’étais toujours de bonne foi. Parmi ces erreurs, il en est qui furent déplorables et qui me laissent encore des regrets ; il en est d’autres dont le jovial souvenir m’est particulièrement plaisant à rappeler, et que je serais au désespoir de n’avoir pas commises. L’erreur écrite a ceci de tout à fait ironique et noble que c’est par elle, plus tard, que de très érudites personnes et des commentateurs de tout repos fixent durablement l’histoire. De penser que les traditions historiques et autres ne sont qu’une suite interminable d’immenses blagues ou d’immenses duperies, cela a je ne