Page:Mondou - Les premiers cimetières catholiques de Montréal et l'indicateur du cimetière actuel, 1887.djvu/30

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
— 26 —

fois il passe sur sa tête une torche enflammée et la jette par terre. Le plus proche parent du défunt la ramasse et allume le bûcher.

Après l’ancien monde, nous arrivons au nouveau monde. Là nous trouvons la plus grande diversité, et, en même temps, la plus grande liberté des cultes. Les protestants, des catholiques, des Juifs vivent et y exercent en toute liberté leur religion ; nous avons déjà montré combien les protestants et les Juifs avaient le culte des morts et le respect des sépultures.

Nous n’avons plus maintenant qu’à nous occuper des nations catholiques : la France, la Belgique, l’Espagne, l’Italie. Chez ces nations, nous allons trouver avec un plus grand degré d’intensité, le culte des morts, les funérailles religieuses, le respect des cimetières. Et il ne peut en être autrement, car la religion catholique a de pieuses tendresses pour les morts, elle assiste et préside à leurs funérailles, elle bénit solennellement le champ où ils vont dormir leur suprême sommeil.

Dès qu’un catholique va mourir, la sainte Église qui l’a reçu à son entrée dans le monde, qui lui a prodigué les secours et les consolations pendant les épreuves de la vie, s’empresse d’accourir près de son lit de douleur ; elle le visite fréquemment ;