Page:Montaiglon - Recueil général et complet des fabliaux des 13e et 14e siècles, tome I.djvu/129

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110 SIRE HAIN ET DAME ANIEUSE 101

Et se je les braies conquer,
Cui en trerai à tesmoignage ?
— Nous prendrons en nostre visnage
.I. home que nous miex amon.
— Je l’otroi bien ; prenons Symon,
Et ma comère dame Aupais ;
Que qu’il aviegne de la pais,
Cil dui garderont bien au droit.
Hucherai les je orendroit ?
— Diex ! fet Hains, com tu es hastiue !
Or cuides bien que jà soit tiue
La baillie de no meson ;
Ainz auras de moult fort poison
Béu, foi que doi saint Climent.
Moult va près que je ne coment.
— Comencier, fet dame Anieuse ;
Je sui assez plus covoiteuse
Que vous n’estes del comencier.
Or n’i a fors que del huchier
Noz voisins. — Certes ce n’a mon.
— Sire Symon, sire Symon I
Quar venez avant, biaus compère,
Et si amenez ma comère,
S’orrez ce que nous volons dire.
— Je l’otroi bien sanz contredire, »
Fet Symons debonerement.
Adonc s’en vindrent esraument,
Si s’assiéent l’un delez l’autre.
Sire Hains, l’un mot après l’autre,
Lor a contée la réson