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III

COMMENT JEAN-JACQUES DÉCRIT L’ÉTAT DE L’AMBASSADE DE VENISE À SON ARRIVÉE


Je trouvai des tas de dépêches, tant de la cour que des autres ambassadeurs, dont il n’avait pu lire ce qui était chiffré, quoiqu’il eût tous les chiffres nécessaires pour cela.

En admettant que le nouvel ambassadeur n’eût voulu ni déchiffrer ni faire déchiffrer sa correspondance, il est facile de constater l’exagération de Rousseau par les archives de Venise ou celles des affaires étrangères. Les dates seules (11 juillet – 4 septembre) suffisent déjà à nous indiquer qu’il ne pouvait y avoir beaucoup de dépêches.

Car, outre que l’ambassade est toujours oisive.

Cette note des Confessions veut-elle dire que la sérénissime république de Venise n’avait pas un rôle actif à jouer dans les grandes guerres du dix-huitième siècle, et en particulier dans la question de la succession d’Autriche ? Que la France se désinté-