Page:Montesquieu - Pensées et Fragments inédits, t2, 1901.djvu/161

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également belles, afin d’ôter l’orgueil de la beauté et le désespoir de la laideur.

1249 (2221. III, f° 464 v°). — Dans les jeunes femmes, la beauté supplée à l’esprit ; dans les vieilles, l’esprit supplée à la beauté.

1250 (893. II, f° 10).— Il me semble que, dans les femmes les plus jolies, il y a de certains jours où je vois comment elles seront quand elles seront laides.

1251 (974. II, f° 27). —Je dis : « Toutes les femmes peuvent plaire à quelqu’un : chacune a un filet à sa façon ; l’une, plus grand ; l’autre, plus petit ; l’une, avec des mailles d’une espèce ; les autres, d’un[e] autre ».

1252 (984. II, f° 28). — Femmes et grands Parleurs. — Plus une tête est vide, plus elle cherche à se désemplir.

1253 (1129. II, f° 77 v°). — Pour qu’une femme passe pour méchante, il faut qu’elle ait de l’esprit : mille traits d’une sotte sont perdus ; un seul d’une femme d’esprit passe.

1254 (276. I, p. 304). — Les femmes ont de la fausseté. Cela vient de leur dépendance : plus la dépendance augmente, plus la fausseté augmente. Il en est comme des droits du Roi : plus vous les haussez, plus vous augmentez la contrebande.