Page:Montesquieu - Pensées et Fragments inédits, t2, 1901.djvu/506

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causes naturelles et physiques, jusques à ce que Socrate coupa racine à tout, en soumettant la nécessité des causes naturelles à un principe divin et intelligent. La doctrine d’un être intelligent n’a 5 donc été trouvée par Platon que comme un préservatif et une arme défensive contre les calomnies des Payens zélés.

1. Grande découverte qu’il n’y a pas de qualités positives. — Voyez page 523.

2098(711. I, p. 480). — Pensée de Plutarque, dans la Vie de Nicias : que Platon, en admettant un 1o esprit supérieur qui gouverne le Monde, fit taire la calomnie, qui regardoit comme athées tous ceux qui soutenoient le mouvement régulier des astres et expliquoient physiquement les phénomènes célestes, qu’on appeloit météorologues.

15 2099*(1557. II, f° 249 Vo).—Platon nous dit que l’opinion des Enfers est très propre à amollir le courage. Cela peut en ôter ; cela peut en donner.

2100*(21. I, p. 15).— La secte d’Épicure a beaucoup contribué à l’établissement du Christianisme :

2o car, en faisant voir la stupidité du Paganisme et les artifices des prêtres, elle laissoit sans religion des gens accoutumés à un culte. Quoique les Chrétiens fussent ennemis mortels (témoin Lucien, qui, épicurien ou à peu près, invective cruellement les

25 Chrétiens), cependant, les uns et les autres étoient traités par les prêtres payens comme ennemis, comme profanes, comme athées. Ils y mettoient seulement cette différence qu’ils ne persécutoient