Page:Montfort - Un cœur vierge.djvu/13

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Je ne sais plus comment, cet été-là, je me trouvais à Quiberon : j’errais en Bretagne… J’avais traversé la mystérieuse langue de sable plantée de menhirs, et j’étais arrivé à ce petit port. Je me souvins que de là on pouvait gagner Houat, Houat, l’île de Schwob, Houat, ce rêve que j’avais fait… J’en parlai à des pêcheurs. Ils se contentèrent de hausser les épaules, comme si j’avais demandé quelque chose d’absolument insolite.

Ils étendaient le bras, ils montraient l’horizon, au bout de la mer. Ils ronchonnaient : « C’est par là »… Et c’était tout.

J’appris enfin qu’une fois la semaine, le jeudi, un homme arrivait d’Houat et qu’il y retournait le soir. S’il voulait m’emmener avec lui ?… On me montra le cabaret où l’on pouvait le rencontrer. Le jeudi, j’y étais. On