Page:Montfort - Un cœur vierge.djvu/204

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d’y être mêlé… Enfin parce qu’il voudra servir l’Amour, parce qu’il est sentimental, parce qu’il est idéaliste, parce qu’il est Breton…

Je le trouvai au village avec Toussaint Leblanc, revenant de la mer. Nous parlâmes un peu tous les trois de la pluie et du beau temps. Je les avais invités à venir prendre avec moi un verre de vin à la cantine. Je regardais autour de nous les bonnes têtes des buveurs. Je les regardais en rêvant un peu, en me disant que je ne les reverrais peut-être plus jamais. Et ils m’inspiraient de la sympathie, ils m’attendrissaient doucement… Braves gens, décidément, ces Houattais !…

Yvon avait deviné que j’avais quelque chose à lui dire. Mais naturellement discret, il n’en laissait rien paraître. Il me semblait distinguer cependant une légère complicité dans ses yeux lorsqu’ils se croisaient avec les miens. Et quand je dis à Toussaint :

— Père Leblanc, j’ai bien envie de vous