Page:Montfort - Un cœur vierge.djvu/44

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


gonflée par sa chique. Il vient chercher son assiette et s’en va à la cantine avec le fils et le gendre. Je reste avec les femmes, devant mes conserves.

Quand les hommes reviennent, on s’asseoit tous devant la maison. Il fait très beau. Mais Toussaint n’est guère plus content que ce matin. Aucun pêcheur n’est sorti aujourd’hui à cause du calme. « Ce temps-là me rend malade », dit le gendre découragé. Car lui, il n’a pas la ressource de Toussaint lequel, dès qu’il quitte son bateau, va dans son champ. Il n’aime que la mer.

— Fait du vent ce soir, n’en fera pas demain… dit-il en regardant le ciel fixement.

Les femmes plaisantent :

— Vous dites toujours ça, et vous avez toujours beau temps…

— C’est la peur qu’on en a, répond Yvon, le fils.