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LA TRADITION FRANÇAISE

On pourrait en dire autant de l’art. Il existe, en Allemagne et en France, une peinture et une sculpture « sociales », et, — quoique je ne veuille pas m’aventurer sur ce terrain — n’a-t-on pas cherché à démontrer que Wagner avait voulu mettre dans sa musique toute la pitié romantique d’un Tolstoï ?

Et que dire de l’action sociale ? Depuis longtemps la femme a voulu prêter son précieux concours au relèvement de la misère humaine. Vous avez tous présent à la mémoire le livre que Max Turmann a consacré à ce qu’il appelle « les Initiatives féminines ». En des pages qu’il sait trop brèves, l’auteur nous fait connaître tout ce qu’a pu réaliser de bien et de grand l’énergie étonnamment tenace de quelques femmes si noblement courageuses. Encore qu’il consacre quelques lignes à ses cousines du Canada, Max Turmann n’a pas pu raconter toutes les initiatives de chez nous. Je sais qu’il en est beaucoup et de fécondes, comme celle qui fut si longtemps tenue cachée et que des circonstances, plus fortes que la volonté de son fondateur, ont révélée soudain au public étonné et ravi, œuvre sociale par excellence à laquelle plusieurs d’entre vous participent et que je nommerais avec vous, si la reconnaissance seule me guidait plutôt que le respect dû à la modestie.