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IV

DE JUNIN DE LOS ANDES À NAHUEL-HUAPI


À Junin de los Andes, je rencontrai Wolff et Hauthal. Le premier avait commencé à déterminer la position astronomique de la place publique, travail indispensable pour les investigations que j’avais ordonnées, et qui devaient s’étendre principalement au sud du 40° de latitude. Ces observations et les suivantes, effectuées par Wolff et Zwilgmeyer, donnèrent comme longitude pour Junin : 71° 7′ ouest de Greenwich, et 39° 57′ 2″ de latitude sud.

Le 28, nous nous dirigeâmes tous vers le lac Lacar. Nous côtoyons le Chimehin, et suivons la large vallée au milieu de laquelle la rivière décrit son cours sinueux et se ramifie en canaux dont les mailles serrées forment des îles pittoresques. Les collines sont formées de grès et de conglomérats recouverts de tufs, sur lesquels s’étend, en certains endroits, une couche d’humus considérable. Les pommiers chargés de fruits encore verts, mais déjà mangeables, nous procurèrent un repos agréable, au milieu d’une journée de forte chaleur et avec un ciel sans nuages. Nous traversons la rivière Carhué qui sort d’un petit lac situé à l’ouest, parmi les premières chaînes peu accentuées, puis longeant la base de l’ancienne rive escarpée de la rivière nous rencontrons peu de temps après son pittoresque affluent, le Rio Quilquihué. Le jour clair et l’atmosphère transparente me permirent de distinguer, depuis la hauteur, à