Page:Mourguet - Théatre lyonnais de Guignol, tome 1.djvu/239

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
214
Un dentiste


GNAFRON.

Eh ben ! voyons ! si nous nous mettions leveurs de tâches sur le quai de l’Hôpital ?


GUIGNOL.

Va te promener ! Il faut prendre les gens au collet & avant de trouver un gone qui vous fasse gagner une pièce de vingt sous, il faut droguer tout un jour.


GNAFRON.

Alors mettons-nous patissiers


GUIGNOL.

Oui !… t’avalerais les quenelles, & je n’aurais que la croûte. Nous tenons mieux de nous mettre marchands de vin.


GNAFRON.

Marchand de vin ! jamais !… Est-ce que ça se vend le vin ? si j’en avais, est-ce que je le vendrais ?


GUIGNOL.

Qu’en ferais-tu donc ?


GNAFRON.

Je le boirais ! Le vin, ça se boit, ça se donne aux amis ; mais le vendre ! abomination !… Nous ferions mieux de nous mettre fabricants d’allumettes chimiques.