Page:Mourguet - Théatre lyonnais de Guignol, tome 1.djvu/240

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GUIGNOL.

Oh ! non, on souffre trop.


GNAFRON.

Sans odeur, sans éclat & sans bruit.


GUIGNOL.

On dit qu’on va mettre un impôt dessus… Te t’enfoncerais comme quand te tirais les cartes & que te disais la bonne fortune aux cuisinières.


GNAFRON.

On se trompe ben toujours quéque fois.


GUIGNOL.

Oui ; t’avais la rage de leur prédire qu’elles épouseraient des sapeurs… & la dernière s’est mariée avec un brigadier de l’artillerie de Vénissieux[1].


GNAFRON.

Que veux-tu donc ? il faut toujours prédire aux gens ce qui leur fait plaisir,

  1. Vénissieux & quelques communes voisines ont une industrie qui s’exerce la nuit, dans les rues de Lyon, au moyen de voitures et de tonneaux d’une forme spéciale. C’est là pour Guignol un texte toujours nouveaux de plaisanteries de haulte graisse