Page:Mourguet - Théatre lyonnais de Guignol, tome 1.djvu/8

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introduction.

l’éclat & la maturité de son talent, a composé pour elles cinq partitions.

La faveur qu’elles ont toujours conservée, au moins auprès de certains esprits d’élite, s’est encore accrue dans ces dernières années. Un roman moderne[1] les a célébrées avec un sentiment profond & vrai de leur poésie. Les théâtres de marionnettes se sont multipliés non-seulement en public, mais dans les salons ; &, parmi ceux de cette dernière catégorie, il en est d’aussi recherchés que nos grandes scènes.

Dire les causes de cette vitalité toujours nouvelle des marionnettes n’est point dans notre dessein. Nous n’avons voulu que constater le fait, à l’honneur de l’un de ces petits personnages qui, après avoir fait son apparition première à Lyon, est devenu pour toute la France le type de la marionnette, ou tout au moins d’une espèce particulière de marionnettes. Nous ne devons nous occuper ici que de Guignol.

Il est inutile de faire remarquer que, partout où s’établit cette Thalie populaire des comédiens de bois ou de carton, entre les personnages auxquels elle donne la vie, il ne tarde pas à s’en élever un qui domine tous les autres. Type des passions & des idées de son temps, type quelquefois des idées

  1. L’Homme de neige, par Georges Sand.