Page:Mousseau - L'envers du journalisme, 1912.djvu/32

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
41
L’ENVERS DU JOURNALISME

Le « nouveau » avait de la poésie plein l’âme et plein le cœur, et il attendait avec impatience l’heure du banquet, pour s’asseoir à côté de la jolie blonde qui lui avait ouvert la porte chez le notaire.

Un hasard malencontreux le sépara d’elle dans la salle du banquet. Il fut poussé et bousculé si bien qu’il se trouva assis, sans savoir comment, à côté du vicaire. Il causa gaiement avec son voisin, pendant toute la durée des services successifs.

Ensuite, vinrent les discours, qu’il fallait écouter et résumer pour le journal. Il fut si occupé qu’il ne pensa pas à autre chose.

Ce n’est qu’en montant dans le train, le lendemain matin, qu’il se dit qu’il laissait peut-être derrière lui un peu de bonheur.