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L’ENVERS DU JOURNALISME

Great North Western par son journal était arrivé à Técumseh, il retira sa copie du bureau de télégraphe de Windsor, où il n’y avait que des télégraphistes anglais, et partit pour Técumseh. Là il remit sa copie au télégraphiste, un nommé Roy, de Toronto, puis il revint à Windsor.

Il repartit pour Técumseh, après son lunch, pour aller assister à l’assemblée.

Elle n’eut pas lieu devant l’église, car le curé, bien que sympathique à la démonstration faite par ses paroissiens, ne l’avait pas permis. Martin rencontra deux camarades de Montréal, qui ne faisaient qu’arriver. Il fut très heureux d’avoir des compagnons de travail.

Une assemblée préliminaire, à laquelle assistèrent seuls les anciens de Técumseh et des paroisses environnantes, les orateurs et les journalistes, eut lieu avant l’assemblée publique. On y décida qu’aucune attaque ne serait faite contre monseigneur Fallon, de crainte qu’elles n’atteignît la religion dans laquelle ces braves gens avaient été élevés, avaient vécu et voulaient mourir.

L’assemblée fut donc digne et calme et donna plutôt l’impression d’une réunion de martyrs résignés à leur sort que celle d’une réunion de révoltés.

Eut-elle un bon ou un mauvais résultat ? — En même temps qu’elle affermit le courage patriotique de ceux qui y assistaient, ne provoqua-t-elle pas plus de rigueurs contre l’enseignement du français dans les écoles de l’Ontario ? — Il serait difficile de le dire.