Page:Musset - Œuvres complètes d’Alfred de Musset. Nouvelles et Contes II.djvu/342

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prie, qu’il s’accoutume à ne pas jaser tout seul aussi haut que tout à l’heure. Adieu, chevalier.

Elle toucha un petit timbre, puis, relevant sur sa manche un flot de dentelles, tendit au jeune homme son bras nu.

Il s’inclina encore, et du bout des lèvres effleura à peine les ongles roses de la marquise. Elle n’y vit pas une impolitesse, tant s’en faut, mais un peu trop de modestie.

Aussitôt reparurent les petites filles de chambre (les grandes n’étaient pas levées), et derrières elles, debout comme un clocher au milieu d’un troupeau de moutons, l’homme osseux, toujours souriant, indiquait le chemin.