Page:Mussotte - De la cellule normale et pathologique.djvu/22

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çant par le premier ; c’est-à-dire la transformation du blastème en tissu, par l’intermédiaire des cellules, celles-ci restant entières dans ce dernier. Nous en avons un exemple dans la formation du cartilage. Dans les premiers jours de la vie, le cartilage est constitué par une substance hyaline, limpide, transparente ou finement granulée. La création de celle-ci est due à l’action des cellules qui, nageant dans le blastème, le transforment en substance cartilagineuse. Ce qui le prouve, c’est que dans le cartilage tout formé, on trouve des espaces en plus ou moins grand nombre renfermant une ou plusieurs cellules ; ces espaces ont été appelés capsules du cartilage. Quand celui-ci est en voie de formation, les cellules sont toutes appliquées contre les parois des capsules, de façon à pouvoir être en rapport avec le liquide qu’elles doivent transformer ; cette action accomplie, elles deviennent plus petites et laissent entr’elles et ce dernier, ces espaces considérés autrefois, mais à tort, comme une cellule mère renfermant des cellules filles.

Dans le second mode de formation des tissus, les cellules et le blastème subissent tous les deux des phénomènes modificateurs. Ceci se rencontre dans le tissu conjonctif le plus répandu dans l’économie. Les cellules primitives préparent la substance fondamentale qui les entoure, par une suite de métamorphoses, de manière à la transformer en fibres et en fibrilles ; puis, ce travail achevé, ces cellules prennent une forme plus ou moins rameuse, s’unissent par leurs prolon-