Page:NRF 11.djvu/424

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


41 8 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

tonnerre. Les marins blonds, par centaines, s'en- fonceront avec eux.

Puis, les tristes corps s'en iront sur Teau lasse, s'en iront aborder aux îles sèches et fleuries où des pêcheurs les trouveront avec surprise. Les rites qu'on aura ne réjouiront pas leurs âmes sans abri. L'amiral songeant à ces choses, malgré lui, son cœur se remplit de pitié.

D'être l'un d'eux, il se console. 11 s'interroge, curieux de soi-même. Il pense à d'insignifiantes images, et suit sa pensée à la trace... S

Puis il se quitte pour donner jusqu'au bout ses ordres, pleins de clarté, d'héroïsme, et d'ineflicace...

��III

��L'heure du paroxysme.

L'air torride ondule au-dessus des blindages. L'ennemi reste au loin, et pointe juste. Dans lesj regards flambent d'inutiles résolutions.

A intervalles attendus, un 152 répète son couj de gueule, à côté d'une pièce pareille à lui, qui sei tait, refroidie, hébétée.

Du fer déchiqueté empêche de passer. Les angles du bordage sont poissés de sang et de chair. Des flaques sur le pont, entre les corps amoncelés, s'allongent en rigoles sombres, selon le roulis.

Chacun songe à sa besogne. Certains, sans ;

�� �