Page:NRF 15.djvu/739

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


COULEUR DU TEMPS 735

Si je savais mener l'avion Nous repartirions oui Ansaldin Est fou et nous ne tarderons pas A le devenir aussi nous tous La mort nous attend Adieu Mavise . Il me semble que ma pensée se gèle

MAVISE

Ma parole se glace au sortir De ma bouche

MADAME GIRÂUME

Je me sens mourir

ANSALDIN

Ne désespérez pas je vous prie Mais ayez tous confiance en moi Et je vois déjà la cité blanche Qui bientôt s'élèvera ici Je ferai jaillir une lumière Toutes les banquises brilleront Comme des diamants

MAVISE

C'est fou

ANSALDIN

Et des palais seront nos demeures La terre donnera la chaleur Des profondeurs une vie magique Va naître ici bientôt

LE SOLITAIRE

Mais je veux Aller au pays où Ton se bat O souvenirs cruels souvenirs

�� �