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SI LE GRAIN NE MEURT...

��FRAGMENTS

��V

��C'est sur la côte d'Azur que nous achevâmes de passer l'hiver. Anna nous avait accompagnés. Une fâcheuse inspiration nous arrêta d'abord à Hyères, où la campagne est d'accès difficile, où la mer, que nous espé- rions toute proche, n'apparaissait au loin, par delà les cultures maraîchères, que comme un mirage décevant ; le séjour nous y parut mortel ; de plus Anna et moi y tombâmes malades. Un certain docteur dont le nom me reviendra demain, spécialiste pour enfants, persuada ma mère que tous mes malaises, nerveux ou autres, étaient dus à des fiatuosités ; en m'auscultant il décou- vrit à mon abdomen des cavités inquiétantes et une dis- position à enfler ; même il désigna magistralement le

I. Voir la Nouvelle Revue Française (i^r février, ler niars, i" mai et !« novembre 1920).

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