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126 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

que des môcheliches que l'on conte après la carpe à la gelée et le kougelhof, le seul comique, avec celui de France, qui rit à gorge déployée, sans laisser après lui d'amertume. Comique farceur, railleur, profondément moral selon l'Ancien Testament. Quoi de plus agréable à Dieu, que de voir des hommes, incapables de se guérir de leur vanité ou de leur avarice, tourner eux-mêmes ces faiblesses en dérision ?

Les lecteurs français du Roi des Schnorrers, s'ils ne sont pas ingrats, dédieront à Zangwill, entre deux hoquets de rire, la même reconnaissance qu'à leur Courteline national.

B. c.

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��CINÉMA, par Pierre Alhert-Birot (éditions Sicj.

M. Pierre Albert-Birot veut que le cinéma parvienne à rendre tout événement, sans projection de texte, par le mouvement et la couleur. Ainsi :

L'ami et la femme vont au piano, elle se met à chanter, lui tourne les pages, le mari devient gra- duellement plus petit, les deux autres plus grands, en même temps le salon s'agrandit autant qu'il est possible et s'enrichit ; un petit meuble double de volume, devient en bois clair et précieux ; tout se co- lore en bleu, en mauve, en rose...

L'on reconnaît la passion à ses débuts.

• Les drames, qui prolongent d'ingénieuses réflexions, sont

assez ternes. C'est que l'auteur en néglige le sujet, et s'applique

seulement à fixer les conventions d'un art cinématographique.

Avec le bon sens, qui se joint en lui à un amour violent pour

la nouveauté, et tantôt sert, ou dessert cet amour.

j. p.

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  • *

��LES REVUES

��DE LA MODE DANS LES LETTRES

Jacques Boulenger écrit dans I'Opinion (27, novembre) :

Durant des siècles, en France, ce n'étaient pas les « ouvrages » d'imagina- tion qui retenaient les raffinés et les connaisseurs, mais les autres justement.

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