Page:NRF 1909 12.djvu/98

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


$10 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

bénéfices de cette opération religieuse, et s y dévoua corps, âme et bourse ; mais chez les jeunes gens de la bourgeoisie française, le Prêche rencontra cette disposition noble vers les sacrifices en tout genre, qui anime la jeunesse, à laquelle Végoîsme est incon- nu. Des hommes êminents, des esprit pénétrants, comme il s 1 en rencontre toujours au sein des masses, devinaient la République aans la Réformation....

(P- 58-)

" Nous n'excusons plus la séparation d'avec Rome, dit M. Maurras, ni ces longues rébellions dont le trait com- mun a été de produire, dès le XVI e siècle, toutes les idées qui ébranlèrent notre unité : libéralisme, parlementarisme, République, démocratie, romantisme, on peut même dire hervéisme et dreyfusisme... "

Certes il y aurait quelque injustice à faire la Réforme responsable des excès de la Révolution, des erreurs de la République, des égarements de l'antipatriotisme, etc.. Mais il est pourtant bien difficile de départir entièrement sa res- ponsabilité.

En appelant V attention de tous les bourgeois sur les abus de T Eglise romaine (dit Catherine de Médicis apparu en songe à Robespierre), Luther et Calvin faisaient naître en Europe un esprit d 'investigation qui devait amener les peuples à vou- loir tout examiner. U examen conduit au doute. Au lieu d'une foi nécessaire aux sociétés, ils traînaient après eux et dans le lointain une philosophie curieuse, armée de marteaux, avide de ruines. La science s élançait brillante de ses fausses clartés du sein de ? hérésie. Il s'agissait bien moins d'une réforme dans V Eglise que de la liberté indéfinie de F homme qui est la mort de tout pouvoir. (P*335)*

�� �