Page:NRF 3.djvu/210

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sur la petite table à côté de lui, il l’assura comme il le faisait toujours avec les derniers doigts de la main, et en s’appuyant sur un coude il tendit le visage vers la croisée. Il regarda longtemps, et tout à coup il dit :

— Comme tout cela est beau.

Il avança son visage comme s’il espérait voir plus loin, et d’un accent plein d’admiration, il dit encore :

— Bon Dieu que c’est beau.

Il laissa aller sa tête comme s’il était écrasé par toute la beauté qu’il voyait, puis il remit son binocle sur la table, reposa sa tête sur l’oreiller, et aussitôt ses yeux commencèrent à se voiler.

Marguerite Audoux.