Page:NRF 3.djvu/41

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Et toujours tu fus bonne et de geste ingénu
Sachant qu’elle était tienne à tout jamais, mon âme ;
Car si j’aimai — le sais-je encor — quelqu’autre femme,
C’est toujours vers ton cœur que je suis revenu.


Tes yeux étaient si purs alors parmi leurs larmes
Que mon être se réveillait sincère et vrai ;
Et je te répétais les mots purs et sacrés
Et la bonté et l’abandon étaient tes armes.


Et j’endormais, le soir, mon front sur tes seins clairs
Heureux d’être rentré des lointains faux et blêmes
Vers le doux renouveau qui régnait en nous-mêmes
Et je restais captif entre tes bras ouverts.


III


Lorsque s’épand sur notre seuil la neige fine

Au grain diamanté,
J’entends tes pas venir rôder et s’arrêter

Dans la chambre voisine.