Page:NRF 3.djvu/75

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


6 9

��UNE BELLE VUE

(Suite et fin)

XIX

Nous avions, au cours des vacances, fait deux visites à Mauvent ; maman avait même été de la dernière. Encore que ces dames eussent déploré d'une seule voix de ne pas se voir plus fréquemment et se fussent comme toujours promis d'y mettre bon ordre, maman se dispensa de nous accompagner, lorsqu'à ma grande surprise nous retour- nâmes là-bas, moins de quinze jours après y être allés pour la seconde fois.

Cette année, il n'était plus question à Mauvent de mécanique. L'automobile, qui n'avait jamais roulé par ses propres moyens, était reléguée à la remise ; une roue gisait lamentablement auprès de la machine déhanchée. Mon oncle, sa crise de recherches passée, s'était dé- goûté de cette invention-là pour se lancer sur une autre piste. Présentement il se reposait de ses travaux scienti- fiques dans l'exercice des beaux-arts. Son frère alla le trouver dans la chapelle qu'il était en train de décorer de peintures. J'avais, lors de notre dernière visite, con- templé les débuts d'une entreprise qui courait les plus grandes chances de n'être point conduite à terme.

Mon oncle Hippolyte avait une conception et une pratique de l'art qui sentaient terriblement l'ingénieur.

�� �