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132 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

mentir ni à son titre, ni au passé qu'elle représente et avec quoi elle s'efforce de renouer. La critique y tient une large place, avec les chroniques de MM. Mercereau, Roger AUard, Jacques Nayral, Henri-Martin Barzun. Celui-ci que l'on con- naît pour ses vaillantes campagnes " pro Berlioz " entreprend de détruire la légende généralement accréditée, et selon lui sans consistance, qui présente Franz Liszt comme l'inspirateur discret, sinon de Berlioz, du moins de Wagner. Il replace le célèbre pianiste à un rang qu'il veut secondaire, prouvant que ses poèmes symphoniques, ce fut suivant l'exemple de Berlioz, après Berlioz, et au contact de Wagner, déjà en pleine maîtrise (1854) que Liszt les conçut et les écrivit. L'initiateur de Wagner, selon M. Henri-Martin Barzun, c'est non pas Liszt, mais Berlioz, unique créateur de l'orchestre moderne, de la mélodie continue du poème musical ; et il cite Wagner écrivant au sujet de son premier voyage à Paris :

" Cet hiver-là (i 839-1 840) il fit exécuter, pour la première fois, sa symphonie Roméo et "Juliette ; il la dirigea à trois reprises et je pus assister à l'un de ses concerts. Ce fut sans contredit, un monde absolument nouveau pour moi, dans lequel, suivant les impressions reçues, je cherchais en toute impartialité à me reconnaître... J'étais tout oreille pour des choses que je ne pouvais imaginer et que je cherchais à m'ex- pliquer... "

Recommandons cette intéressante question à l'attention des ' musicographes.

��Dans la Revue du Temps Présent, un délicat article de M. André Beaunier sur Chateaubriand et la Vie de Rancé. De M. Albert Gayet un vibrant appel à tous ceux qui, artistes ou philologues, s'intéressent aux richesses encore enfouies sous les sables de l'Egypte. En raison des travaux d'irrigation qui vont transformer le désert en terre à blé, rien ne restera, dans dix

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