Page:NRF 7.djvu/256

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


250 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

JACQUES HURY. (Il regarde qui vient par le sentier sinueux VIOLAINE toute dorée qui par mo- ments resplendit sous le soleil entre les feuilles). — O ma fiancée à travers les branches en fleurs, salut !

(VIOLAINE entre et se tient devant lui. Elle est vêtue d'aune robe de lin et d'une espèce de dalmatique en drap d'or décoré de grosses fleurs rouges et bleues. La tête est couronnée d'une espèce de diadème d'émaux et d'orfèvrerie) Violaine, que vous êtes belle !

VIOLAINE. — Jacques ! Bonjour, Jacques ! Ah, que vous êtes resté longtemps là-bas !

JACQUES HURY. — 11 me fallait tout déga- ger et vendre, me rendre entièrement libre Afin d'être l'homme de Monsanvierge seul Et le vôtre. — Quel est ce costume merveilleux .?

VIOLAINE. — Je l'ai mis pour vous. Je vous en avais parlé. Ne le reconnaissez- vous pas }

C'est le costume des moniales de Monsanvierge, à peu près, moins le manipule seul, le costume qu'elles portent au choeur,

La dalmatique du diacre qu'elles ont privilège de porter, quelque chose du prêtre, elles-mêmes hosties,

�� �