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294 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

par leur éducation, leurs souvenirs d'enfance ; que chez ceux-là éclate un conflit comme celui qui divise les Lambertier, et l'action prendra tout de suite cette riche rcsonnance, cette humanité pleine, ce pathétique latent qui fait que rien dans une œuvre, nulle transition, nulle préparation n'est plus matière morte, et que tout événement qui frappe un personnage touche par contre-coup tous les autres. L'un des deux frères Lamber- tier est assez fermement dessiné ; il a une existence réelle. Mais l'autre est de si mince étoffe que tout vrai conflit en ferait une loque. Il ne prend quelque apparence de corps qu'agité violem- ment et comme gonflé par le vent. C'est le point faible de cette pièce.

Jean Schlumberger,

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