Page:NRF 7.djvu/392

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


MARA, a voix très basse. — C’est moi, Aubaine, me reconnais-tu ?

(L'enfant s’agite et geint)

Quoi qu’i gnia, ma joie ? quoi qu’i gnia, mon trésor ?

{(L'enfant ouvre les yeux, regarde sa mère et se met à pleurer. MARA le regarde attentivement)

Violaine !

Qu’est-ce que cela veut dire ? Ses yeux étaient noirs.

Et maintenant ils sont devenus bleus comme les tiens.

(Silence)

Ah !

Et quelle est cette goutte de lait que je vois sur ses lèvres ?

(à suivre)

Paul Claudel.