Page:NRF 7.djvu/54

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


48 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

gâtions nouvelles, se réjouirent de voir les trains reprendre par la jonction de secours leur sens normal : marche à gauche. Le 1.522, de 6 h. 30, circula premier à 9 h. 39. Le commissaire de surveillance annonçait avec anima- tion :

— On passe ! on passe !

M. Menu s'essuyait le front. M. Griaux, trop occupé à l'étude du relèvement de la machine pour avoir encore donné son opinion l'indiqua établie en tirant son calepin:

— Quel est le nom de l'aiguilleur responsable ? M. Driize le détrompa :

— Mon cher camarade, le mécanicien a passé le signal fermé.

L'inspecteur de la Traction se rebiffa :

— Mon cher camarade...

Car ces deux Polytechniciens se trouvaient munis chacun de l'idée que la responsabilité devait se trouver hors de son service.

M. Drtize proposa la recherche de la preuve de fait :

— Allons voir sur place.

Drahé requis suivit les enquêteurs qui prélevaient les lanternes des ouvriers. Devant le pétard écrasé, M. Griaux fournit le même argument que M. Dasson :

— Le mouvement de l'aiguille sous le train est fla- grant.

M. DrUze frappait toujours de la même idée :

— Si le mécanicien n'avait pas franchi le signal, rien ne serait arrivé.

Drahé donnait les détails de sa tentative de retourner la jonction pour éviter au 129 la collision sur le 4922. M. Griaux suivait le devoir de défendre ses hommes.

�� �