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55^ LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

M'étant réveillé, j'ai vu que la nuit s'éclairait,

Et là-haut, surmontant le sombre cimier de Mon- sanvierge, resplendissante, arrivant de l'Arabie,

L'étoile du matin sur la France comme un héraut qui s'élève dans la solitude !

Et je me suis mis en marche vers la maison.

Holà ? Y a-t-il quelqu'un ici ?

{Il frappe sur la table avec son bâton. — Rideau^ qui reste fermé quelques moments)

��SCENE V

Le fond du jardin. U après-midi du même jour. Fin de Vété.

Les arbres chargés de fruits. De quelques-uns les branches qui plient jusqu'à terre sont soutenues par des étais. Les feuil- lages^ comme ternis et usésy mêlés de pommes rouges et jaunes^ font comme une tapisserie.

Au fond y inondée de lumière^ telle qu^ après la moisson la plaine immense ; des éteules et déjà des terres labourées. On voit les routes blanches et les villages. Des rangées de meules qui paraissent toutes petites, et, çà et là, un peuplier. Très loin, et de différents cotés, des troupeaux de moutons. U ombre des grands nuages passe sur la plaine.

Au milieu, et à V endroit où la scène descend vers le fond d'où Von voit émerger les cimes dun petit bois, un banc de pierre semi-circulaire où Von accède par trois degrés et dont

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