Page:NRF 7.djvu/95

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Ainsi qu’un clerc appliqué qui de la parole de Dieu lève copie ligne à ligne.

Et ils commencèrent Monsanvierge sur la montagne, en ce lieu où le Mauvais était honoré

(Et d’abord ce n’était qu’une cabane de bûches et de roseaux dont l’Evêque vint sceller la porte,

Et deux recluses y tenaient garde)

Et Combernon à son pied, demeure munie.

Ainsi cette terre est libre que nous tenons de Saint Remy au ciel, payant dîme là-haut pour cimier à ce vol un instant posé de colombes gémissantes.

Car tout se tient en Dieu, aux vivants en Lui ne cesse pas le fruit de leurs œuvres,

Qui passent et reviennent sur nous à leur temps en magnifique ordonnance.

Comme sur les moissons diverses l’été, tout le jour ces grands nuages qui vont en Allemagne.

Les bêtes ici ne sont jamais malades ; les pis, les puits ne sèchent jamais, le grain est dur comme de l’or, la paille est raide comme du fer.

Et contre les pillards nous avons des armes, et les murailles de Combernon, et le Roi, notre voisin.

Recueille cette moisson que j’ai semée, comme moi-même autrefois j’ai rabattu la motte sur le sillon que mon père avait tracé.

O bon ouvrage de l’agriculteur, où le Soleil est comme notre bœuf luisant, et la pluie notre ban-