Page:NRF 7.djvu/94

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


88 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

JACQUES HURY. — Eh quoi ? qu'est-ce que cela veut dire ?

ANNE VERCORS. — Tu as très bien entendu.

JACQUES HURY. — Comme cela, dans le moment du grand travail, vous nous quittez ?

ANNE VERCORS. — Il ne faut pas deux chefs à Combernon.

JACQUES HURY. — Mon père, je ne suis que votre fils.

ANNE VERCORS. — C'est toi qui seras le père ici à ma place.

JACQUES HURY. — Je ne vous entends pas.

ANNE VERCORS. — Je m'en vais. Tiens Combernon à ma place,

Comme je le tiens de mon père et celui-ci du sien,

Et Radulph le Franc, premier de notre lignée, de Saint Remy de Rheims

Qui lui-même de Geneviève de Paris

Tenait cette terre alors païenne toute horrible de mauvais arbres et d'épines spontanées.

Radulph et ses enfants l'évangélisèrent avec le fer et le feu

Et l'exposèrent nue et rompue aux eaux du baptême.

Plaine et colline, ils couvrirent tout de sillons égaux.

�� �